En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

Les secrets d’une écurie de spectacle

Avec plus de 150 représentations par an, 20 chevaux et 7 cavalières, les Grandes Écuries sont un lieu de vie à part entière où se mêlent la passion du cheval et des arts équestres. Découvrez la philosophie de notre troupe et entrez dans les secrets des pensionnaires des écuries de Chantilly.

Notre philosophie

 

Les secrets d’une écurie de spectacle

Une écurie de spectacle est un lieu de vie à part entière où se mêlent la passion du cheval et des arts équestres. La troupe des Grandes Écuries participe chaque année à plus de 150 représentations qui émerveillent des milliers de spectateurs.
Découvrez la philosophie de notre troupe et entrez dans les secrets des pensionnaires des écuries de Chantilly.

 

Les Grandes Écuries en chiffres :

  • 7 cavalières
  • 20 chevaux
  • 12 poneys
  • 3 ânes
  • 1 dôme de 28 mètres de haut

 

Les Grandes Écuries de Chantilly sont devenues en plus de 30 ans d’existence un haut lieu de l’équitation au même titre que Saumur et Versailles.

Véritable institution reconnue pour le sérieux et la qualité de son équitation, les Grandes Écuries se distinguent par la passion des équipes véhiculée par la fierté du port de l’uniforme, la recherche de l’excellence, le souci du détail et l’originalité des créations…

L’équipe des écuries est très bien organisée. Il le faut pour assurer les soins quotidiens, l’éducation de chaque cheval, sa progression, son suivi vétérinaire, la préparation des spectacles et leurs répétitions, les démonstrations quotidiennes. Soigneurs, cavalières, coaches, intendante travaillent en étroite collaboration pour assurer le meilleur confort des équidés et accueillir au mieux les visiteurs.

Les spectacles équestres

 

Écrits et mis en scène par Sophie Bienaimé et sa sœur Virginie, les spectacles des Grandes Écuries font appel à plusieurs arts : équitation de haute école, voltige, musique, théâtre, cirque…

Le tout est mis en lumière avec délicatesse et la talentueuse costumière Monica Mucha apporte la touche finale à ce panachage de charme et de technicité.

Cela donne une grande production biennale qui a fait voyager ces dernières années les spectateurs sur la Route de la Soie, dans les steppes de la Russie des Tsars ou dans l’authenticité du patrimoine corse. Cela donne également un spectacle qui plonge chaque année les familles dans l’univers de Noël : la récente « Reine des Songes », jouée en décembre 2014, a attiré plus de 26 000 spectateurs en une quarantaine de représentations.
Depuis novembre 2011, l’équitation de tradition française est inscrite au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

 

Le dôme : une salle de spectacle unique

Entre les deux nefs, le dôme culmine à 28 mètres de hauteur. A l’extérieur, il a été recoiffé de sa statue de la Renommée en 1989 par Yves Bienaimé, créateur du premier musée du cheval, deux siècles après la destruction de l’originale durant la Révolution.

A l’intérieur, l’espace a été subtilement aménagé en une salle de spectacles équestres pouvant recevoir 600 spectateurs et dont la scène est une piste de sable de 13 mètres de diamètre, semblables aux pistes de cirque. C’est ici que sont proposés les animations quotidiennes et les spectacles.

Les pensionnaires des Grandes Écuries

 

L’essentiel de l’effectif des chevaux des Grandes Écuries est composé des deux races ibériques, le Pure Race Espagnol et le pur-sang Lusitanien.

Ce sont des chevaux dits « baroques » dont l’aspect est proche de ceux qu’utilisaient les académies royales à partir du XVIIIe siècle.

Ces chevaux sont dotés d’un caractère à toutes épreuves ainsi que d’une souplesse et d’une maniabilité leur permettant d’évoluer avec aisance dans des espaces exigus telle qu’une arène tauromachique… ou la piste de 13 mètres du dôme des Grandes Écuries.

Les chevaux de traits font partie des pensionnaires : race percheronne  principalement, mais on rencontre également des pensionnaires de race boulonnaise ou cob normand. Moins connu en France, le Schwarzwälder Federkiel est un cheval spectaculaire avec sa robe alezan brûlé et ses crins « lavés » pratiquement blanc. C’est un petit cheval de trait râblé qui, en Allemagne, servait au débardage des troncs en Forêt Noire.

Les enfants découvriront avec bonheur les poneys shetlands et mini-shetlands dont la taille au garrot ne dépasse pas 76 cm ainsi que des poneys Welsh et 3 ânes. Tous ces chevaux, ânes et poneys sont « travaillés » quotidiennement pour participer aux différents spectacles.

La troupe des Grandes Écuries

 

Les cavalières

Les écuyères sont des cavalières recrutées avec un niveau minimum de monitorat (BEES1 ou BP JEPS) avec une aptitude pour le dressage. Elles sont régulièrement coachées par un entraîneur de dressage de haut niveau (Vincent Guilloteau) et un écuyer du Cadre Noir de Saumur (Olivier Puls).

Mais être bonne cavalière ne suffit pas pour se produire sur scène, elles suivent donc une formation de comédienne, notamment lors des préparations aux spectacles où le metteur en scène, Virginie Bienaimé, leur fait travailler ce volet scénique.

3 chevaux et 1 poney sont confiés à chaque cavalière qui les prend en charge et doit former un « couple » avec chacun d’eux. C’est cette complicité, cette harmonie entre la cavalière et son cheval ou poney qui donnera la force de sa présence sur scène.

 

Interview de Sophie Bienaimé, directrice artistique et équestre des Grandes Écuries

Le rôle de Sophie Bienaimé est de diriger l’équipe des soigneurs et des cavalières, d’acheter les chevaux de spectacles et de veiller à leur progression avec l’équipe et les coaches. Elle écrit et met en scène avec sa sœur Virginie l’ensemble des spectacles qui sont présentés aux Grandes Écuries.
Fille de M. Yves Bienaimé, créateur du Musée Vivant du Cheval qui a initié les spectacles aux Grandes Écuries, Sophie évolue depuis son plus jeune âge dans le monde du cheval et des spectacles.   

Les chevaux aiment-ils faire le spectacle ?

Chaque cheval a son tempérament. Le respect du caractère du cheval permet un travail en toute intelligence par les cavaliers. Un spectacle nécessite un an de travail avant la première représentation. C’est le temps nécessaire pour que les chevaux et les cavaliers s’approprient le spectacle. Cependant, le cheval restant un animal impressionnable, le facteur stress lié à la présence du public est à prendre en compte. Le cavalier doit comprendre sa monture et vivre avec elle chaque représentation.
Certains chevaux piaffent devant le rideau en entendant la musique. Ce sont de vrais artistes.

Combien de temps faut-il pour dresser un cheval de spectacle ?

3 ans de travail sont nécessaires pour obtenir un cheval de spectacle. C’est le temps moyen pour lui apprendre les figures de haute école (figures d’expression équestre les plus techniques). On doit l’habituer au public, à l’éclairage et à la musique afin qu’il devienne un véritable partenaire. C’est le résultat d’un dressage et d’un entraînement quotidien. Il faut du temps et beaucoup de patience pour qu’il s’habitue à son nouvel univers et au spectacle.

Quand venir voir un spectacle équestre ?

Il y a 2 grandes créations par an sous le dôme majestueux des Grandes Écuries, la première d’avril à octobre et la seconde pour Noël de décembre à janvier. Tout au long de l’année, les visiteurs peuvent assister à des présentations de dressage quotidiennes (sauf durant les périodes de répétitions de spectacle).

Quelle est la spécificité des spectacles aux Grandes Écuries ?

La piste de spectacle, située dans le dôme des Grandes Écuries, mesure 13 mètres de diamètre. C’est une difficulté notable pour les chevaux et les cavalières car cette piste de cirque classique, est très petite pour faire évoluer des chevaux.

Qui s’occupe des chevaux ?

La trentaine de chevaux présents aux Grandes Écuries est dressée, éduquée, et mise en scène par une équipe pluridisciplinaire (cavaliers, éducateurs, dresseurs, soigneurs…). Chaque jour, ils sont soignés, sortis, travaillés et répètent pour le spectacle ou la présentation quotidienne. Les 7 cavalières des Grandes Écuries apportent un soin constant à leurs chevaux.