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Le cœur du musée Condé

Plus grande salle du château, la Galerie de Peinture a été conçue par le duc d’Aumale pour émerveiller ses hôtes par la richesse des œuvres exposées et l’accrochage typique de son époque. La galerie présente ainsi près de 85 peintures, disposées sur plusieurs niveaux, cadre à cadre, sur des murs sombres, d'un rouge pompéien. Les toiles sont éclairées par une lumière naturelle, zénithale, fournie par la verrière au plafond.

 

Une présentation intacte

Le duc d’Aumale a disposé ses tableaux selon son goût personnel. Conformément à son testament, la présentation des œuvres n’a pas été modifiée, la Galerie de Peinture apparaît ainsi telle qu’elle était au jour de la mort du duc d’Aumale.
Cette présentation est d’ailleurs intimement liée à l’histoire personnelle du duc d’Aumale. Sur le mur de gauche, sont ainsi présentées essentiellement des œuvres italiennes, qui rappellent ses origines familiales, maternelles notamment, alors que le mur de droite, qui lui fait face, le mur français, est lié à ses origines paternelles, à Louis-Philippe d’Orléans, dernier roi des Français.
On retrouve ainsi des tableaux provenant de la galerie du Palais Royal comme les Portraits des cardinaux Mazarin et Richelieu par Philippe de Champaigne. Mais aussi des tableaux militaires de Meissonier et d'Alphonse de Neuville, qui évoquent l’épopée militaire du duc d’Aumale.

 

La peinture italienne

La collection de peinture italienne du duc d’Aumale est en grande partie issue de la collection de son beau-père et oncle, le prince de Salerne, qu’il a rachetée après 1850.
Essentiellement formée de tableaux religieux ou mythologiques, cette collection rassemble les œuvres des grands peintres italiens des XVIe et XVIIe siècles : le vénitien Véronèse, l’académie des Carrache à Bologne qui s’inspire de l’Antiquité et de la Renaissance, participant à l’élaboration du classicisme.

 

La peinture orientaliste

La peinture orientaliste tient une place de choix sur le mur consacré à la peinture française.
Le duc d'Aumale, qui avait vécu en Algérie, aimait l'orientalisme, et particulièrement Alexandre-Gabriel Decamps, considéré comme le maître de l’école orientaliste au XIXe siècle, mais aussi Horace Vernet, Marilhat, Ziem et Fromentin (Chasse au héron en Algérie, 1865).

 

La Rotonde

A l’extrémité de la galerie, se trouve la Rotonde qui présente les chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne, avec notamment la Madone de Lorette de Raphaël et la Simonetta Vespucci de Piero di Cosimo.